HEMORROÏDES QU’EST-CE QUE C’EST ?

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Souvent considérées comme un tabou, même si elles sont répertoriées médicalement  comme étant des maladies bénignes, les hémorroïdes doivent être cependant prises en charge précocement pour éviter les douleurs inutiles qu’elles provoquent et les complications qui peuvent être sous-jacentes à d’autres maladies plus graves.

Pour soulager et traiter ces affections gênantes et parfois handicapantes, il existe des traitements naturels qui ont pour but de relancer la circulation sanguine. Tisanes, cataplasmes, bains de siège, découvrons quelques recettes de grands-mères. %ais le meilleur remède reste toutefois la prévention et la prophylaxie.

 1. DEFINITION DES HÉMORROÏDES

Les hémorroïdes, c’est un ensemble de grosses veines et veinules associées à des petits vaisseaux artériels, regroupées en général en plusieurs structures (3 ou 4), ayant des formes de grappes de raisin unies entre elles, et situées sur le plexus recto-anal. Cette structure anatomique est tout à fait normale et naturelle, et existe chez tous les individus, les deux sexes confondus, depuis leur naissance.

Il existe deux types d’hémorroïdes : les hémorroïdes internes qui tapissent le canal anal et qui ont un aspect de coussinet violacé et des hémorroïdes externes qui sont immédiatement à l’extérieur de l’anus, protubérances visibles uniquement lors de complications. Les hémorroïdes servent de sensibilité fine au niveau de l’anus.

2. C’EST QUOI AU JUSTE UNE CRISE HÉMORROÏDAIRE ?

Par contre, la « crise hémorroïdaire » ou la « maladie hémorroïdaire » est une inflammation et une dilatation anormale de ces veines (hémorroïdes) pour diverses causes bien connues. Ces vaisseaux sanguins peuvent se congestionner, formant ainsi des thromboses, et peuvent s'extérioriser pour former une "boule" au niveau de l'anus. Cette pathologie veineuse est aggravé par la défécation, entraine généralement une sensation de gêne et de pesanteur plus ou moins importante, souvent accompagnée de brûlures et de démangeaisons dans la région recto-anale.

Lorsque la douleur anale est persistante, elle peut révéler, à fortes probabilités, une complication sous-jacente: une thrombose interne ou externe en fonction de l'emplacement des vaisseaux affectés, une présence d'abcès (douleur pulsatile) ou une fissure anale (douleur à la défécation).

Les signes de saignements légers peuvent parfois apparaitre aussi en fin de selle sur le papier-toilette ou les vêtements.

C'est pourquoi, même si la crise hémorroïdaire est une maladie bénigne et peut constituer une affection isolée, une prise en charge précoce est conseillée pour éviter d’éventuelles autres maladies qui peuvent être à l’origine de ce souci de santé.

3. PRÉVENTION DES CRISES HÉMORROÏDAIRES

A. Alimentation

  • La meilleure prévention possible reste indéniablement une alimentation riche en  fibres alimentaires. Avantager donc la consommation de fruits et les légumes, de céréales et de pains de grains entiers.

Les fibres éliminent la constipation qui est une source de dilatation et d’inflammation       des  hémorroïdes, ramollissent les selles et augmentent leur volume, ce qui rend la   défécation moins pénible.

  • Boire beaucoup d’eau, environ 1,5 litre par jour et d’autres liquides durant le jour. Apprendre aussi à boire au moins un verre d’eau le matin, à jeun, et de préférence légèrement tiède.
  • On recommande souvent d'éviter les plats épicés : contrairement à ce que l'on pense, ils ne sont pas en cause dans la maladie hémorroïdaire, mais peuvent en revanche accentuer les symptômes, notamment de brûlures, en cas de crise.

   B.  Exercice physique régulier

  • Il est conseillé de pratiquer régulièrement et quotidiennement la marche qui reste un exercice physique important. Une vingtaine de minutes exercées avec une bonne allure cadencée suffisent pour stimuler le transit intestinal et hydrater les selles.
  • Evitez les positions assises pendant de longues heures. Si le travail effectué est contraignant,  il faudra se mettre debout  1 ou 2 minutes et faire quelques pas.

    C. Hygiène intestinale

  • Aller à la selle régulièrement, et très vite si le besoin se fait sentir, car retarder le moment de déféquer risque de rendre les selles sèches et dures, et donc difficiles à évacuer.
  • Au moment de la défécation, éviter de se comprimer en retenant son souffle.
  • Apprendre à réguler le besoin de défécation : apprendre à rester assis sur le siège de la toilette juste le temps qu’il faut car il est utile de savoir que dans cette position, les muscles de l’anus sont relâchés, entraînant un afflux de sang

     

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    D. Prévenir les récidives

  • Pour éviter les récidives, il est nécessaire de prendre des suppléments de fibres, tels que le psyllium (Metamucil, Fibropur, Prodiem, (Fibramax®). Ces compléments de fibres sont en vente libre et disponibles en pharmacie. Ils ne notent aucune contre-indication et la prise prolongée de ces produits ne crée aucun problème, ni danger pour le malade. Il faudra simplement boire beaucoup afin de prévenir l’obstruction du tube digestif.

    E.   Conseils et soins de base

  • Garder la région anale propre : prendre un bain ou une douche quotidiennement. Evitez surtout l’utilisation du savon qui peut provoquer des irritations de la zone anale.
  • Après la selle, se nettoyer doucement avec un papier hygiénique imbibé d’eau, une serviette humide pour bébé ou un linge de coton humide. Éviter les papiers hygiéniques parfumés.
  • En cas de démangeaisons, évitez de gratter, ce  qui est une source d’infection, mais appliquez des compresses froides sur l’anus pendant une dizaine de minutes, 3 ou 4 fois par jour.
  • En cas de thrombose ou de descente d’hémorroïde, prendre un bain de siège dans de l’eau chaude, de 10 à 15 minutes, 2 ou 3 fois par jour, pour soulager la douleur. Tout détergent, de quelque nature qu’il soit, est à éviter. Assécher délicatement et mettre une poudre non parfumée pour garder la peau au sec (par exemple, de la fécule de maïs ou une poudre antifongique).
  • Porter des sous-vêtements de coton. Evitez le linge de corps fabriqué avec des fibres synthétiques qui empêchent l’évacuation de l’humidité.
  • Eviter les boissons gazeuses et alcoolisées, ainsi que les aliments qui peuvent irriter les muqueuses : café (même décaféiné), alcool, moutarde forte, piment fort et autres épices fortes.
  • Éviter aussi de lever des objets lourds, car cela augmente la pression dans les veines

     

     

    4. TYPES DE TRAITEMENTS

 

 

a. TRAITEMENTS NATURELS

Il existe plusieurs remèdes naturels à base de plantes indiqués pour soigner les hémorroïdes ou atténuer leurs douleurs et leurs complications. Parmi ces plantes, pourrons citer :

  1. Des tisanes pour accélérer la circulation sanguine 

Préparez des tisanes à base de marron d'Inde, de vigne rouge, de petit houx, ou d’hamamélis.

Utilisez l'une ou l'autre ou associez-en plusieurs, selon votre convenance, et buvez deux à trois tasses de tisane par jour.

Ces plantes énumérées sont réputées être des vaso-constricteurs, c’est-à-dire capables d’améliorer la circulation sanguine, et possèdent un effet protecteur sur les vaisseaux.

Bon à savoir 

Le marron d'Inde est contre-indiqué en été car il augmente le risque de lupus solaire.

  1. Des fibres pour lutter contre la constipation

Pour éviter des crises hémorroïdaires, il faudra lutter impérativement contre la constipation,  qui demeure un facteur aggravant de tous ces symptômes, en évitant les efforts de poussée lors de la défécation qui favorisent la dilatation des veines autour de l'anus et en adoptant un régime riche en fibres, constitué essentiellement de légumes verts et secs, fruits, céréales complètes...

  1. L’hamamélis pour apaiser

Considérée comme un tonique veineux, cette plante renforce la paroi des vaisseaux, possède une action apaisante, et peut diminuer les sensations de brûlure et les démangeaisons. Elle est souvent conseillée pour le traitement des hémorroïdes.

Elle peut être consommée en tisane, la préparer pour l'appliquer en cataplasme sur les hémorroïdes douloureuses à l'aide d'une compresse.
Laisser infuser 2 g de feuilles d’hamamélis dans 1 tasse d'eau bouillante pendant à 10 minutes. Gardez au frais. Mettre des applications locales bien froides, répétées sur le siège. Cette opération soulage bien les douleurs et les œdèmes de la zone anale.

  1. L’oignon en cataplasme pour stimuler la circulation

L'oignon est un légume qui possède la propriété de stimuler la circulation sanguine, donc de diminuer la dilatation excessive des vaisseaux. Il peut être utilisé sans modération dans les menus ou en cataplasme pour un traitement local.

La recette du cataplasme :

  • Faites cuire 1 oignon dans de l'eau et réduisez-le en pâte.
  • Étalez cette pâte entre bande de gaze ou 2 compresses.

    Appliquez ce cataplasme sur la zone douloureuse, en restant le plus possible en position allongée.

 

  1. Les bains de siège pour tonifier les vaisseaux

Cette cure est recommandée pour tonifier les veines, arrêter les douleurs et stopper les saignements qui peuvent se produire,

La recette pour tonifier les vaisseaux

  • Prenez 1 poignée d'écorce de chêne et 1 autre de feuilles de noyer.
  • Mettez dans 1 litre d'eau, faites bouillir 5 minutes, laissez infuser 10 minutes et filtrez.
  • Versez dans l'eau du bain de siège, dans lequel vous resterez 10 minutes.

L’utilisation de certaines huiles essentielles peut décongestionner aussi les hémorroïdes: Mélanger trois gouttes d'huile de cyprès et 3 gouttes d'huile d'hélichryse. Massez-vous une fois par jour, de préférence le soir, la zone anale.

Utilisez également un excellent décongestionnant veineux : l'huile essentielle de lentisque pistachier,

b. TRAITEMENT PAR LES MEDICAMENTS

Pour soulager les démangeaisons :

Utiliser un onguent, crème ou suppositoire à base d’hydrocortisone ou de la benzocaïne. Cependant, la cure thérapeutique est à éviter en cas de présence d’une affection locale et ne doit pas durer plus d’une semaine.

Pour soulager la douleur :

Vous pouvez prendre un médicament analgésique  par voie orale, comme l’acétaminophène (Tylenol®) ou alors un analgésique topique destiné à être appliqué localement.

Vous pouvez également utiliser des préparations anesthésiques locales à base de lidocaïne (la crème Maxilene® ou la crème Emla®) qui sont en vente libre en pharmacie.

Il est aussi possible d’utiliser un onguent à base de nitroglycérine ou de nifédipine, qui soulage la douleur en réduisant la pression dans les veines. Médicament venu en pharmaciesur ordonnance

Mise en garde et contre-indications

En cas de douleurs liées aux hémorroïdes, évitez de prendre de l’ibuprofène (Advil®, Motrin®) ou de l’aspirine, qui peuvent accroître les saignements.

Évitez aussi les narcotiques et les médicaments qui contiennent de la codéine (c’est le cas de nombreux antitussifs), car ils peuvent entraîner de la constipation.

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