L’ACTE CHIRURGICAL : SOUVENT UNE MAUVAISE IDEE !

0
698

Marre de vos problèmes d’hémorroïdes ?

Découvrez une méthode 100% Naturelle !

Les maladies hémorroïdaires sont classées comme étant des pathologies banales et courantes, dont les traitements sont généralement simples et de courte durée. Mais parfois, de sévères complications rebelles, entrainant souvent la dégradation et la perturbation du mode de vie du malade, sont signalées en dépit de l’utilisation de différents traitements (locaux ou oraux). Pour cela, les interventions chirurgicales restent alors une solution efficace et salvatrice. Plusieurs options de chirurgie existent pour traiter les hémorroïdes.


LES TYPES DE CHIRURGIES

Selon les récentes études statistiques, ces maladies hémorroïdaires touchent presque 250 millions de personnes dans le monde entier, soit près 60 % de la population adulte, tous sexes et tranches d’âges confondus. Ces maladies hémorroïdaires sont devenues un véritable  problème majeur de santé publique.

Bien que des centaines de traitements existent dans les pharmacies, en phytothérapie ou par des méthodes exclusivement naturelles, plusieurs malades n’arrivent pas à se débarrasser  totalement des crises hémorroïdaires, même en adoptant convenablement le traitement médical adéquat. Si les traitements locaux ou oraux ne suffisent plus, et si les crises hémorroïdaires s'aggravent ou se compliquent de thromboses hémorroïdaire, d’infections ou autres, le médecin spécialiste, en concertation avec le patient, est contraint d’envisager un traitement chirurgical.

Par ailleurs, contrairement à ce que peuvent penser beaucoup de personnes, la chirurgie des hémorroïdes n’est point la meilleure méthode qui permet de soigner les hémorroïdes d’une façon radicale. En réalité, plusieurs médecins spécialistes et proctologues reconnaissent que cette méthode thérapeutique et chirurgicale, au lieu de soigner cette affection, ne fait en réalité qu’aggraver le problème car de sérieuses complications postopératoires sont possibles et les récidives envisageables. Alors, dans un but de sensibilisation des malades souffrant de cette affection, nous présentons dans la présente fiche santé les inconvénients  inhérents à chaque type d’opération des hémorroïdes pour avoir une large idée avant de prendre la décision « extrême ».

A cet effet, il existe plusieurs types de chirurgies, dont les plus classiques sont :

 

  1. L'hémorroïdectomie ou l’intervention de Milligan et Morgan

 

L'hémorroïdectomie, connue sous le nom de l’opération de Milligan Morgan, consiste à sectionner, avec un scalpel, les principales structures hémorroïdaires. C'est la solution la plus radicale. Cette intervention possède cependant plusieurs inconvénients de taille :

 

  • Cette opération a la fâcheuse réputation d’être très douloureuse dès que l'anesthésie s’estompe. Cependant, les médicaments antalgiques (la morphine et ses dérivés) et les anti-inflammatoires sont largement utilisés afin de bien contrôler la douleur qui est d’autant plus amplifiée par des pics incommodes particulièrement au moment des selles ou des soins post opératoires.

 

  • Les suites postopératoires sont souvent des soins simples mais il n’en demeure pas moins qu’il reste un passage relativement contraignant : pour éviter les complications infectieuses, le malade doit procéder à un lavage des plaies, au moyen de bains de siège ajoutés à une solution antiseptique, qui devra être réalisé 2 fois par jour et après chaque selle, soins que le malade   peut lui-même effectuer après l’hospitalisation. Il doit prendre également des suppositoires et des pommades à application locale qui accélèrent la cicatrisation et facilitent l'évacuation des selles, et effectuer un toucher rectal chaque jour pour prévenir le rétrécissement du canal anal.

 

  • La prévention de la constipation est capitale. Surveiller et prévenir la survenue de la constipation après l'opération : la première selle, souvent redoutée par les malades, sera facilitée par la prescription systématique de laxatifs doux. Lorsqu’elle tarde trop, un bouchon de selles, appelé fécalome, peut se former. Pour son évacuation, il est recommandé l’administration d’un lavement destiné à ramollir les selles. Il faut surtout continuer à prendre des laxatifs et recourir aux antidiarrhéïques.

 

  • La cicatrisation est souvent longue et pénible : la convalescence dure en moyenne 6 à 8 semaines. Des démangeaisons sont fréquentes pendant cette période.

 

  • Même s’il est souvent rare, le facteur « complications » existe quand même et peut être sérieux. Des saignements ou une infection peuvent apparaitre. Dans un souci de prévention, il est souvent prescrit des antibiotiques comme traitement prophylactique.

 

  1. L'anopexie rectale ou intervention de Longo

  

L'anopexie rectale ou l’intervention de Longo est une intervention introduite en France en 1998, et inventée par le docteur italien Antonio Longo. C’est une méthode de traitement qui améliore considérablement la maladie hémorroïdaire.

Indications : cette technique est réservée aux hémorroïdes de grade 3 et 4 (prolapsus rectal).  C'est une alternative à l’hémorroïdectomie.

Principe :

  • Après anesthésie générale ou anesthésie locorégionale, on introduit dans le rectum du malade un instrument chirurgical en forme de pince présentant la forme d'un tube creux coiffé d'un chapeau qui peut monter ou descendre quand on l'actionne. Un fil est ensuite introduit circulairement dans la paroi du rectum pour constituer un repli qui fait saillie à l'intérieur. Des agrafes en titane sont alors soigneusement disposées au dessus de ce repli. Tout en maintenant la pince en place, le médecin tire le chapeau vers le bas. Celui-ci va, d'une part, enfoncer les agrafes dans le repli créé par le fil et couper tout ce qui dépasse.

Le repli en excès est retiré en même temps que la pince, l'opération est terminée. La suppression de ce repli fait remonter les hémorroïdes.

  • Les agrafes sont éliminées naturellement dans les selles sans le moindre problème.

Avantages :

Cette technique est beaucoup moins douloureuse en postopératoire. Elle ne nécessite aucun soin infirmier ni aucun pansement. L'hospitalisation est courte (24 heures le plus souvent ce qui permet de la faire en ambulatoire, 48 heures au pire) au lieu des 3 ou 4 jours avec l'intervention classique. L'arrêt de travail qui s'ensuit est moins long et la reprise de l'activité est plus rapide, il y a moins de douleurs pour aller à la selle. Les complications sont rares : hémorragies lorsque les agrafes embrochent une grosse artériole, infections localisées.

3.    Autres méthodes chirurgicales

  • L’atomisation réparatrice d’hémorroïdes:

L’atomiseur est utilisé pour réduire les cellules hémorroïdaires en minuscules particules fines. Cet instrument chirurgical fonctionne par la mise en œuvre de courant électrique aux tissus hémorroïdaires à travers une sonde électrique révolutionnaire connue sous le nom de « atomiseur wand ». Après quelques instants, les tissus hémorroïdaires sont littéralement vaporisés en une petite brume de molécules de carbone et d’eau et aspirée rapidement.

Avantage(s) : Dans ce procédé, aucune incision n’est appliquée et par la suite le patient ne va pas souffrir de douleurs ou d’infections.

Inconvénient(s) : Le risque de rechute existe quand-même.

 

  • La photocoagulation infrarouge: Chirurgie destinée aux hémorroïdes internes localisées au-dessous du sphincter anal seulement.

Son principe se base sur l’utilisation des rayons infrarouges qui parviennent à coaguler les veines des hémorroïdes afin de stopper l’approvisionnement en sang des veines hémorroïdaires, ce qui favorise la formation d’un caillot et, par la suite, la mort des hémorroïdes.

Avantage(s) : Cette technique ne nécessite pas une longue durée d’hospitalisation et le patient peut rentrer chez lui le jour-même de la chirurgie.

Inconvénient(s) : Cette technique est cependant douloureuse (1). Le patient est soumis à un protocole de médicaments antidouleur juste après l’acte (2). L’opération est très couteuse (3). L’opération ne convient qu’aux petites et aux moyennes hémorroïdes internes (4). Le traitement postopératoire est long (pendant au moins un an). Les possibilités de complications sont fréquentes à long termes (5).

 

  • La sclérothérapie: C’est une technique chirurgicale qui consiste à injecter une solution chimique dans les vaisseaux hémorroïdaires tuméfiés afin de les scléroser. Ces derniers tombent normalement au bout d’une semaine après la chirurgie.

 

Avantage(s) : Technique moins chère que la photo coagulation infrarouge (1).

Inconvénient(s) : Comporte le risque d’échouer lorsque les hémorroïdes sont d’une grande taille (1).

 

  • L’opération THD hémorroïdes: C’est une nouvelle chirurgie des hémorroïdes. Son principe consiste à faire éliminer la structure hémorroïdaire en faisant réduire au maximum l’afflux du sang qui l’irrigue.

Avantage(s) : Opération la moins douloureuse car elle se fait sur des cellules somatiques n’ayant pas des terminaisons nerveuses (1).

Inconvénient(s) : Possibilités de complication (1). Les inconforts et les sensations de brûlure dans la zone anale peuvent persister même après l’opération (2). Risque faible de récidive (3).

 

  1. Conclusion

Après la lecture de cette fiche santé relativement détaillée, vous vous êtes certainement aperçu que la chirurgie des hémorroïdes n’est pas toujours la bonne solution pour se débarrasser des crises. Outre, cette solution ne convient pas à tous les patients en raison de ses effets secondaires très fréquents. Plusieurs complications, telles que les hémorragies, les réactions allergiques, les infections et les retards de cicatrisation, peuvent apparaitre. Des conséquences sont parfois psychologiques.

Il est donc important de bien discuter avec le praticien afin de connaitre les avantages et les inconvénients de la technique préconisée et du geste chirurgical.

SHARE

LEAVE A REPLY