Rectorragie : causes et traitements du sang dans les selles

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 DESCRIPTION

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Observer du sang dans les selles peut impressionner voire inquiéter. Pourtant, la quantité de sang n’est pas forcément liée à l’importance de la pathologie. Même si ce symptôme n’est pas obligatoirement alarmant, le sang dans les selles correspond bien entendu à un symptôme relevant d’une pathologie qui peut s’avérer grave.

Retrouvez ici les causes possibles du saignement anal et les démarches à suivre en cas de troubles ou d’hémorragie digestive haute ou basse.

 

Les rectorragies concernent les manifestations de présence du sang dans les selles ou lorsque l’individu perd du sang par l’anus, en dehors des selles. Il faut simplement savoir déjà que lorsque ce sang est de couleur rouge vif vermeil, il est appelé dans le jargon médical un sang « non digéré » traduisant une hémorragie de l’appareil digestif bas (rectum, anus). Par contre, en cas d’hémorragie digestive « haute », par exemple au niveau de l’estomac ou du côlon, le sang dans les selles est noir, on parle alors  de méléna ou de selles noires.

La rectorragie peut survenir après être allé à la selle. Elle peut être récidivante ou non et plus ou moins abondante, en fonction de la cause de la pathologie incriminée.

Lorsqu’elle est majeure (10% des cas environ), la rectorragie peut entraîner des pertes sanguines nécessitant une prise en charge en urgence.

Si elle est  minime, c’est-à-dire lorsque le sang est invisible à l’œil nu, ces  saignements dits «occultes» peuvent être le signe d’un cancer du côlon, et c’est pour cette raison que la prospection précoce de ces pathologies s’effectue systématiquement à partir de 50 ans, à l’aide d’un test de dépistage.

Elle peut s’accompagner d’autres symptômes tels que :

  • Des douleurs anales.
  • Un prurit anal (démangeaisons) anal.
  • Des douleurs digestives.
  • Une diarrhée ou une constipation.
  • Une anémie, une pâleur.
  • De la fièvre.
  • Une altération de l’état général.

 

Notons que les rectorragies sont plus fréquentes chez les personnes âgées, principalement les hommes.

 

Récapitulation des points importants

La couleur

  • Si le sang est rouge vif, il provient en général du rectum qui est  la partie terminale du gros intestin, ou de l’anus.

 

  • Si le sang est foncé, voire carrément noir comme du charbon avec une odeur extrêmement désagréable, cela signifie que ce sang provient de la partie haute du tube digestif (estomac, côlon…) et cette couleur sombre désigne qu’il a été en partie ou totalement digéré tout au long de son parcours dans l’intestin.

 

L’accompagnement des selles

 

  • Lorsque le sang survient à la fin des selles ou visible seulement sur le papier, on peut penser qu’il vient de l’anus ou du rectum, les hémorroïdes étant la principale cause.

 

  • Lorsqu’il est mélangé aux selles, le saignement vient sans doute de beaucoup plus haut (gros intestin en général).

 

Points particuliers

 

  • Chez le nourrisson, les rectorragies sont très rares mais nous pouvons citer les plus courantes, à savoir :

 

  • L’ulcération thermométrique : l’enfant saigne parce qu’on lui prend, de façon répétée ou traumatique, la température dans le rectum avec un thermomètre.
  • La diarrhée abondante et prolongée qui provoque un saignement mêlé à une sorte de sérosité sanglante.
  • L’invagination intestinale aigue qui ne donne lieu à de saignements que lorsqu’elle est très avancée et qu’elle n’a pas été prise en charge précocement.

 

  • Chez l’enfant, les rectorragies sont tout aussi rares que chez le nourrisson. Cependant, nous pouvons relever les causes suivantes :

 

  • L’ulcération thermométrique
  • La fissure anale
  • Les hémorroïdes ne se développent véritablement qu’à partir de la puberté.
  • La maladie de Crohnne débute véritablement que chez les adultes jeunes, mais certains adolescents prédisposés peuvent toutefois en être atteints de cette maladie.
  • Les polypes du rectum restent exceptionnels face à une cause malheureusement plus fréquente qu’on ne le pense :
  • Le viol

 

LES CAUSES

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Les causes du sang dans les selles peuvent être d’origines différentes. Toutefois, il est recommandé et important de consulter un médecin, si ce problème survient, afin d’identifier la cause qui est à l’origine du saignement.

 

Dans environ 90 % des cas, les rectorragies sont d’origine colorectale ou anale (proctologique). De nombreuses causes sont possibles, entre autres au niveau anorectal, citons par exemple :

 

  • La présence d’hémorroïdes : la poussée hémorroïdaire, provoquées par une dilatation des vaisseaux au niveau de l’anus. le saignement survient généralement après la selle, et peut s’accompagner d’une gêne ou de douleurs anales.
  • Un traumatisme anal provoqué, par exemple, par l’insertion d’un thermomètre, lors d’un lavement ou des pratiques sexuelles…).
  • Une fissure anale est aussi très commune et souvent associée à une constipation.
  • Certaines dermatoses anales (comme le psoriasis, l’eczéma…).

 

Lorsque le saignement concerne la région colique ou rectale, les causes peuvent être :

 

  • Une diverticulose du côlon (soit la présence de diverticules ou cavités anormales dans le côlon) ;
  • Un polype ou un cancer de l’anus, du rectum ou du côlon (dans ce cas le saignement est souvent minime, voire occulte) ;
  • Une colite (quelle que soit la cause, inflammatoire, infectieuse ou ischémique), donc certaines maladies inflammatoires comme la rectocolite hémorragique ou la maladie de Crohn.
  • Les gastro-entérites bactériennes qui irritent fortement la muqueuse digestive, et engendrent un saignement lors d’une diarrhée. Cette présence de sang dans les selles dépend est due à un germe (virus, bactéries…).

Enfin, certains traitements peuvent être responsables de saignements digestifs, comme :

 

  • La radiothérapie
  • La prise de médicaments anticoagulants ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens.

 

  1. Sang dans les selles : Y a-t-il présence d’hémorroïdes

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Très fréquentes, les hémorroïdes correspondent à une dilatation des veines de la zone anale. Lors d’une défécation difficile ou si ces dernières sont gonflées et enflammées, elles peuvent provoquer des douleurs et des saignements sans pour autant préjuger la situation dangereuses ou grave. Les saignements peuvent être abondants mais rien ne sert de s’alarmer, car la quantité de sang n’est pas liée à la gravité de la maladie.

En cas de suspicion d’hémorroïdes, il est toujours recommandé de consulter votre médecin généraliste qui procédera à un examen spécifique (anuscopie) et vous prescrira, si nécessaire, un traitement médicamenteux. En règle générale, les saignements s’arrêtent dans les 48 heures.

 

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  1. Constipation et saignements

 

Comme signalé dans le chapitre précédent, la constipation peut déchirer la muqueuse et entrainer des fissures anales, cause possible de présence de sang dans les selles.

Il s’agit aussi de traiter la constipation, en privilégiant les fruits et légumes dans l’alimentation, en n’oubliant pas de bien s’hydrater et en ayant recours, si besoin, à un traitement spécifique.

 

 

  1. Les maladies digestives

 

La rectocolite hémorragique tout comme la Maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse, peuvent engendrer des selles glaireuses et sanglantes. Après confirmation du diagnostic d’une de ces maladies inflammatoires, un suivi médical étroit est indispensable.

La diverticulose colique, maladie bénigne et fréquente après 60 ans, peut aussi peut aussi donner lieu à une présence de sang dans les selles. Un régime alimentaire riche en fibres et particulièrement en son est alors conseillé.

 

  1. Cancer colorectal

 

Le cancer colorectal (côlon et/ou rectum) est la deuxième cause de décès par cancer. Il est donc essentiel de se faire dépister tous les deux ans environ pour les personnes âgées de 50 à 74 ans.

 

Le dépistage, pratique puisqu’on peut l’utiliser soi-même et facile à manipuler, s’effectue à l’aide d’un test appelé « Hemoccult » qui consiste à repérer des saignements invisibles à l’œil nu dans les selles. Le patient applique quelques fragments de selles sur une plaquette, analysée ensuite en laboratoire. En cas de test positif, c’est-à-dire de présence de sang, le médecin généraliste oriente le patient vers l’hépato-gastroentérologue qui va réaliser une coloscopie, afin de vérifier s’il existe des polypes ou des cellules cancéreuses.

 

Bon à savoir 

Les patients qualifiés à haut risques (antécédents familiaux de cancer colorectal) se font directement dépister par coloscopie.

 

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EVOLUTION ET COMPLICATIONS POSSIBLES

 

La rectorragie n’est pas un symptôme à prendre à la légère : même minime, elle peut être le signe de pathologies potentiellement graves et entrainer une anémie chronique, voire mettre en jeu le pronostic vital.

Il est donc important de consulter rapidement un médecin pour effectuer les examens nécessaires au diagnostic.

 

TRAITEMENT ET PREVENTION : QUELLES SOLUTIONS ?

 

Que faire en cas de sang dans les selles

Une consultation s’impose

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Hémorroïdes, fissure anales, maladies de l’appareil digestif ou encore cancer colorectal, les causes du sang dans les selles sont nombreuses, peu évidentes à diagnostiquer (en dehors des hémorroïdes et de la constipation) et plus ou moins graves. Seul votre médecin pourra établir un diagnostic précis et fiable, et préconiser le meilleur traitement. Donc si vous observez du sang dans vos selles, un seul réflexe à avoir : consultez votre médecin traitant.

 

Le traitement d’une rectorragie dépend donc, bien évidemment, de la cause.

La première étape pour le médecin consiste donc à identifier et localiser la lésion mise en cause. Pour ce faire, le praticien effectuera divers examens, soit proctologiques (examen de l’anus et du rectum) ou soit d’imagerie (endoscopie du côlon ou coloscopie, par exemple, ou même un scanner ou une IRM). Une prise de sang permettra aussi d’évaluer le retentissement des saignements sur la composition sanguine.

En cas de pertes sanguines importantes, une prise en charge en réanimation permettra d’effectuer, si nécessaire, des transfusions sanguines.

Dans certains cas, le  médecin pourra opter pour une intervention chirurgicale pour endiguer définitivement la lésion en cause et stopper le saignement, ou empêcher les récidives.

 

 

Geste du médecin

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Lors de la consultation, le médecin pose au patient différentes questions sur les circonstances de survenue de la présence de sang dans les selles. Le praticien cherche à savoir si le malade a d’autres symptômes subsidiaires.

 

Il contrôle d’abord le pouls et la tension artérielle. Une chute de tension ou une accélération importante du pouls lui font penser que la perte de sang est d’autant plus importante que la personne a soif, qu’elle est pâle, en sueurs, et que la coloration de son œil est très pâle. Tout cela indique un saignement massif qui nécessite une hospitalisation de toute urgence.

 

Si ce n’est pas le cas, il a plus le temps de rechercher la cause : grâce à l’interrogatoire il recherche la notion de douleur abdominale ancienne pour essayer d’en préciser l’origine (estomac, intestins ou anus).

 

Puis il pratique un examen général en commençant par un toucher rectal qui lui permettra de découvrir l’existence d’hémorroïdes , d’une fissure anale ou suspecter un problème situé plus haut (rectum ou colon).

Il demandera alors des examens plus approfondis du tube digestif pour établir ou confirmer son diagnostic, tels que l’anuscopie , lavement baryté , coloscopie, rectoscopie pour tenter d’identifier une éventuelle lésion de la muqueuse du côlon ou du rectum,  de rechercher une maladie inflammatoire du côlon, une rectocolite hémorragique, une maladie de Crohn, une diverticulose, ou encore un polype, ou un diverticule. Parfois, il peut même s’agir d’une tumeur cancéreuse.

 

Un saignement dans les selles peut aussi survenir suite à un traitement spécifique qui peut être traumatisant pour la muqueuse digestive (comme des séances de radiothérapie centrées sur l’abdomen). La prise de médicaments comme des anti-vitamines K, ou des antiplaquettaires… peut aussi faciliter un saignement digestif.

Des selles d’aspect très foncé, voire des selles noires, peuvent correspondre à la présence de sang dans les selles. En fait, cela peut être lié à un saignement assez haut placé dans le tube digestif (comme dans le duodénum).

 

 

CONCLUSION

 

Ce sang peut être vu quand on se trouve aux toilettes, soit dans les selles, soit sur le papier toilette. Mais il peut aussi être découvert dans les selles quand celles-ci ont fait l’objet d’une analyse en laboratoire.

 

Il est important de savoir dans quel contexte est apparu le sang dans les selles. Si cela est survenu à l’occasion d’une diarrhée, d’une gastro-entérite… une infection doit être recherchée.

La quantité de sang dans les selles est variable. Mais la quantité de sang n’est pas forcément en rapport avec la gravité du problème, ou de la maladie. Généralement, il ne s’agit que de traces de sang rouge, que l’on retrouve parfois sur le papier toilette.

Mais d’autres fois, il peut s’agir d’une quantité de sang assez importante qui d’ailleurs effraie la personne qui est victime d’un tel problème. D’autres fois, du sang s’écoule par l’anus. Dans tous ces cas, l’avis d’un médecin est indispensable : la présence de sang dans les selles doit vous amener à consulter rapidement.

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